Produire, consommer, injecter : trois flux à ne pas mélanger
Une installation photovoltaïque produit au fil du soleil. Le bâtiment, lui, consomme selon son activité. L’autoconsommation est la rencontre instantanée entre ces deux courbes.
Le taux d’autoconsommation
Il mesure la part de l’électricité solaire consommée directement sur le site. Si une installation produit 10 000 kWh par an et que 7 000 kWh sont utilisés sans passer par le réseau, le taux d’autoconsommation atteint 70 %. Un bon taux limite les injections peu valorisées, mais il ne suffit pas à juger la rentabilité.
Le taux d’autonomie
Il compare l’électricité solaire directement utilisée à la consommation totale du bâtiment. Une maison ou un atelier peut autoconsommer presque toute sa production tout en restant peu autonome si l’installation est petite. À l’inverse, une grande installation peut couvrir une forte part des besoins annuels tout en produisant un surplus important à midi.
Pourquoi l’instant compte
Une moyenne annuelle masque les écarts d’heure en heure. La production atteint généralement son maximum autour du milieu de journée, alors que certains logements consomment surtout le matin et le soir. Les activités professionnelles, agricoles ou industrielles possèdent souvent un profil plus favorable, avec des moteurs, ventilateurs, pompes ou groupes froids actifs pendant les heures ensoleillées.
Avec ou sans stockage
Une batterie déplace une partie de l’énergie vers le soir, mais ajoute un coût, des pertes de conversion et une durée de vie à intégrer. Avant de stocker, il est souvent plus simple de programmer les usages flexibles. Le ballon d’eau chaude, une recharge de véhicule, un pompage ou un cycle de production peuvent jouer le rôle de stockage fonctionnel.
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