Partir des usages, pas de la surface de toiture
La toiture fixe une limite physique. Elle ne dit pas quelle puissance sera la plus cohérente. Le premier document à étudier reste la courbe de consommation.
Rassembler les bonnes données
Douze mois de factures donnent l’énergie annuelle, mais une courbe de charge par pas de 30 minutes révèle les heures où elle est consommée. Il faut aussi repérer les arrêts de production, les week-ends, la saisonnalité et les nouveaux usages prévus. Pour une activité professionnelle, une seule année atypique ne suffit pas toujours.
- consommation annuelle et puissance maximale appelée ;
- part des consommations entre 9 h et 17 h ;
- orientation, pente, ombrage et résistance de la toiture ;
- évolution probable des équipements dans les cinq prochaines années ;
- capacité réelle à déplacer certains usages.
Une estimation pédagogique
Ce calcul volontairement simple ne remplace pas une étude horaire. Il permet seulement de visualiser l’effet de la synchronisation.
Tester plusieurs puissances
Une étude sérieuse compare plusieurs scénarios. Quand la puissance augmente, les premiers kilowatts-crête sont souvent très bien absorbés puis le surplus progresse. Le meilleur scénario n’est donc pas toujours celui qui produit le plus, mais celui dont chaque tranche supplémentaire conserve une valeur économique acceptable.
Ne pas oublier les contraintes
Le raccordement, la structure du bâtiment, la sécurité électrique, les protections, la ventilation des onduleurs et l’accès pour la maintenance influencent la solution finale. Les hypothèses de prix de l’électricité, de dégradation annuelle et de disponibilité doivent rester lisibles. Une simulation sans hypothèses explicites est impossible à vérifier.
Après le dimensionnement : piloter les usages →